4 diplômes bac +3 parisiens pour travailler dans la sécurité informatique

-

DicofrEntreprises4 diplômes bac +3 parisiens pour travailler dans la sécurité informatique
5/5 - (7 votes)

Bac +3 cybersécurité à Paris : quatre écoles comparées

  • EFREI : 1 600 € de frais d’inscription en formation initiale, en plus de la scolarité ; en alternance, 500 € de frais de dossier remboursables.
  • EPITA : le parcours cyberdéfense est financé par les Armées, avec un engagement d’officier sous contrat de cinq ans minimum.
  • Sup de Vinci : le taux de 88 % d’emploi six mois après le titre vient de l’école, pour la promotion 2022 ; il n’est pas recoupé et doit être comparé à la méthode de mesure.

Un titre de niveau 6 en cybersécurité sert souvent d’étape vers un mastère, autant que de porte d’entrée vers un premier poste en SOC ou en administration sécurité. Avant de choisir une école, demandez-vous lequel de ces deux usages vous visez.

Le choix se complique parce que les labels se ressemblent sans se valoir. Grade de licence, accréditation CTI, numéro RNCP, alternance en troisième année : chaque école combine ces éléments à sa façon, et le coût réel dépend largement du financement par une entreprise.

Lire : Comment les systèmes zero trust révolutionnent-ils la cybersécurité des entreprises ?

Quatre établissements parisiens ressortent sur ces repères, avec des orientations distinctes : l’un mise sur l’infrastructure cloud, un autre sur la défense nationale. Pour les départager, comparez le coût hors alternance et vérifiez à quelle date et après quel délai chaque école mesure son taux d’insertion.

Le bachelor cybersécurité de Sup de Vinci Paris

Choisir un bac +3 cyber : coût, insertion, reconnaissance

Taux d’insertion à lire prudemment

Les chiffres ne sont pas comparables : l’article indique 95 % de poursuites d’études et 5 % d’entrées dans la vie active pour la promotion 2025 de l’EPITA, 45 % d’insertion six mois après la sortie pour l’EFREI, et 88 % pour Sup de Vinci (promotion 2022, non recoupé). La fiche Parcoursup de l’EPITA affirme au contraire que 100 % des diplômés qui cherchent un premier emploi le trouvent en moins de deux mois. Cette contradiction n’est pas résolue par les données fournies ; elle tient probablement à des méthodes de mesure différentes.

Coût hors alternance à comparer

À l’EFREI, la formation initiale ajoute 1 600 € de frais d’inscription à la scolarité, payables en 2 ou 10 fois, alors qu’en alternance 500 € de frais de dossier sont remboursables. Les frais de scolarité de Sup de Vinci, de l’ESIEA et de l’EPITA ne sont pas précisés dans les données fournies : demandez le coût total sur trois ans à chaque établissement avant de comparer.

Grade de licence ou titre RNCP

Lire :  Le mystère des Eskers : ces formations géologiques intrigantes et leur influence sur notre environnement

Le titre RNCP de niveau 6 atteste un niveau bac +3 enregistré par France Compétences, tandis que le grade de licence est accordé par l’État et facilite l’accès à un master. Les données mentionnent ce grade pour l’EPITA et l’ESIEA (accréditation CTI), mais pas pour l’EFREI ni pour Sup de Vinci : vérifiez la reconnaissance exacte dans la fiche officielle de chaque diplôme.

Poste opérationnel ou poursuite en master

La fiche L’Etudiant indique que les recruteurs demandent au minimum un bac +3 en informatique avec une spécialisation sécurité, ce qui ouvre des postes d’analyste SOC. Si l’EPITA est choisi, la poursuite d’études est pourtant majoritaire d’après l’article : un poste dès la sortie suppose de vérifier l’insertion réelle de la promotion visée et la place de l’alternance en troisième année.

Sources : Fiche formation – EPITA Bachelors (Le Kremlin-Bicêtre – 94) Formation Bac + 3 – EPITA Paris Formation Bac + 3 – Bachelor Cybersécurité – Parcoursup · Formation en cybersécurité : comment se former à la sécurité informatique ? – L’Etudiant

bachelor cloud reseaux securite
bachelor cloud reseaux securite

Le bachelor cybersécurité de Sup de Vinci Paris est un bachelor en trois ans, orienté cloud et réseaux, qui délivre un titre RNCP niveau 6 (n°38478) de « Coordinateur de projets informatiques ». Les cours ont lieu au 2 Place de la Défense, 92800 Puteaux, sur un campus desservi par la ligne 1 et le RER A.

Les deux premières années se passent à l’école, ponctuées d’un stage de découverte d’un à deux mois puis d’un stage de fin d’année de deux mois. En troisième année, vous choisissez entre une alternance rémunérée au rythme 2 semaines/2 semaines et un stage de 60 jours en formation initiale.

En alternance, l’entreprise finance cette troisième année via son opérateur de compétences. Les années en initial se règlent comptant, en deux ou en dix versements.

Le bloc de spécialisation « Orchestrer l’infrastructure cloud » couvre les services cloud, les environnements virtualisés, l’analyse des risques et la protection des données. Vous travaillez en classe de 24 étudiants maximum, dans des labs équipés de Cisco, Fortinet, Palo Alto ou AWS : les outils manipulés en cours sont ceux que vous retrouverez en entreprise.

88 % des diplômés de la promotion 2022 occupaient un emploi six mois après l’obtention du titre. La poursuite en Mastère Cybersécurité & IA ouvre ensuite sur l’audit et l’investigation numérique, avec la certification Certified Ethical Hacker. Vous pouvez aussi intégrer le cursus dès la terminale ou directement en deuxième ou troisième année.

Le bachelor de Sup de Vinci convient particulièrement à un étudiant qui veut sécuriser des infrastructures cloud et réseau et basculer en alternance en troisième année.

Le bachelor de l’ESIEA

Le bachelor cybersécurité de l’ESIEA est un diplôme en trois ans accrédité par la CTI, qui confère le grade de licence et s’appuie sur le titre RNCP 42794. Lancé en 2021, il forme à la sécurité des systèmes d’information et à l’architecture réseau, de la protection des applications à celle des infrastructures.

Son principal atout est cette accréditation : la commission qui habilite les écoles d’ingénieurs contrôle le niveau d’exigence du cursus. Pour vous, c’est un repère lisible auprès des recruteurs, et un diplôme reconnu au niveau licence quand vous postulerez en master.

Lire :  Groupe Open : Une entreprise innovante dans le domaine des services informatiques

Lire : Comment la cybersécurité évolue-t-elle face aux menaces croissantes ?

La troisième année repose sur une alternance obligatoire, qui met vos acquis à l’épreuve en entreprise. Vous pouvez aussi la remplacer par un double diplôme au Canada avec l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Vous apprenez par projets et travaux pratiques plutôt qu’en cours magistraux, en petits groupes qui laissent davantage de place au suivi individuel.

L’ESIEA convient bien à un étudiant qui cherche un diplôme évalué CTI et garde en tête une expérience au Canada.

Le bachelor de l’EPITA

Le bachelor cybersécurité de l’EPITA, construit en partenariat avec l’École polytechnique et le ministère des Armées, se déroule en trois ans et confère le grade de licence. Il délivre un titre RNCP 41285 de niveau 6 en sécurité des systèmes numériques, sous l’évaluation régulière de la CTI.

Deux parcours coexistent. Le parcours cybersécurité vise l’ethical hacking, le conseil, le pentesting et le bug bounty ; le parcours cyberdéfense, lui, est financé par les Armées, qui recrutent l’étudiant comme officier sous contrat pour cinq ans minimum.

Les cours ont lieu sur le Campus Cyber, assurés par des enseignants-chercheurs de l’École polytechnique et des experts du ministère des Armées. Le cursus enchaîne un stage de 4 semaines en première année, puis un semestre obligatoire à l’étranger et un stage de 9 à 10 semaines en deuxième année, avant l’apprentissage en troisième.

Pour la promotion 2025, 95 % des diplômés ont poursuivi leurs études et 5 % sont entrés dans la vie active. Le taux de réussite au diplôme atteint 91 %. Le bachelor fonctionne donc surtout comme une étape vers un bac +5.

L’EPITA s’adresse à un étudiant qui compte poursuivre jusqu’à bac +5 ou s’engager dans la cyberdéfense militaire.

Le bachelor de l’EFREI

Le bachelor cybersécurité et réseaux de l’EFREI forme à concevoir et déployer des stratégies de sécurité des systèmes d’information, avec une troisième année ouverte à l’alternance. Les débouchés visés vont de l’analyste SOC à l’assistant-ingénieur sécurité SI, en passant par l’administration des systèmes d’information.

Pour aller plus loin, vous pouvez enchaîner sur un mastère Cybersécurité (décliné en version Management) ou sur le cycle ingénieur de l’école.

La promotion en cours compte 122 inscrits. Sur l’année 2024-2025, le bachelor affiche 87 % de diplômés et 6 % d’abandon. L’insertion globale atteint 45 % six mois après la sortie, un taux à lire en regard des poursuites d’études vers le mastère ou le cycle ingénieur.

Lire : Le futur de la cybersécurité : les tendances et technologies émergentes à surveiller

En formation initiale, vous réglez 1 600 € de frais d’inscription en plus des frais de scolarité, payables en 2 ou 10 fois. En alternance, vous versez 500 € de frais de dossier remboursables, puis l’entreprise prend en charge la formation via un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

L’EFREI convient à un étudiant qui vise un poste opérationnel en SOC ou une entrée en cycle ingénieur après la licence.

Lire :  LumApps : La plateforme révolutionnaire pour transformer votre expérience d'intranet

FAQ

Comment choisir un bac +3 en cybersécurité à Paris ?

Partez de votre projet : un poste dès la sortie ou une poursuite en master. Un cursus pensé comme étape vers bac +5 n’a pas les mêmes priorités qu’un cursus tourné vers l’insertion immédiate.

Regardez ensuite la reconnaissance du diplôme (titre RNCP, grade de licence). La place de l’alternance compte aussi, car elle conditionne à la fois l’expérience acquise et le coût de la formation.

Combien coûte un bachelor cybersécurité à Paris ?

Tout dépend de l’école et surtout de la voie choisie. En formation initiale, les frais de scolarité restent à votre charge, généralement avec un paiement échelonné sur plusieurs mois. À titre de repère, l’EFREI demande 1 600 € de frais d’inscription en plus de la scolarité.

En contrat d’apprentissage, l’entreprise et son opérateur de compétences financent la formation, et vous percevez un salaire mensuel. Il reste parfois des frais de dossier, comme les 500 € remboursables de l’EFREI. Demandez toujours le coût total sur trois ans, frais d’inscription compris.

Quelle différence entre titre RNCP et grade de licence ?

Un titre RNCP niveau 6 atteste un niveau bac +3 inscrit au répertoire de France Compétences. Il valide des compétences professionnelles, souvent découpées en blocs de compétences validables séparément.

Le grade de licence est accordé par l’État à certains diplômes d’établissement. Il simplifie l’accès aux masters et aux poursuites d’études à l’étranger.

Faut-il viser un bac +5 pour travailler en cybersécurité ?

Pas forcément : un bac +3 ouvre des postes opérationnels comme analyste SOC ou administrateur sécurité. Les fonctions d’audit ou de pilotage de la sécurité demandent plus souvent un niveau bac +5.

Vérifiez donc les passerelles vers un mastère ou un cycle ingénieur proposées par l’école. En poursuivant en alternance, vous financez vos études tout en accumulant de l’expérience terrain.

Quels critères vérifier sur le taux d’insertion ?

Regardez d’abord la date de l’enquête et la promotion concernée, puis le délai de mesure, souvent six mois. Un taux d’insertion bas peut simplement refléter une forte poursuite d’études des diplômés.

Lisez donc l’insertion avec le taux de réussite et le taux d’abandon. Le premier indique la part d’étudiants qui obtiennent le diplôme, le second celle qui quitte le cursus avant la fin.

François Spinelli

En tant que jeune média indépendant, Dictionnaire de l'informatique et d'internet - DicoFR a besoin de votre aide. Soutenez-nous en nous suivant et en nous ajoutant à vos favoris sur Google News. Merci !

Suivez-nous sur Google News

spot_img
Articles connexes